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La reine de Suède remet le Prix de Stockholm à Richard E. Tremblay

La reine Silvia de Suède a remis le Prix de Stockholm au professeur Richard E. Tremblay au cours d’une cérémonie qui s’est tenue à l’hôtel de ville de Stockholm le 20 juin. Le jury de cette distinction surnommée le «Nobel de la criminologie» a reconnu la contribution «d’un pionnier de sa discipline, auteur de plus de 500 publications tirées de travaux entamés durant les années 80 à Montréal et qui se poursuivent aujourd’hui à Paris et Dublin».

Ému, le professeur Tremblay a rendu hommage à ses collègues chercheurs et enseignants, dont Frank Vitaro et Sylvana Côté, de l’Université de Montréal. Il a aussi parlé des conditions de travail qui lui ont permis d’entreprendre à partir de peu des recherches de portée internationale financées notamment par l’État canadien et la province de Québec. Il a formé des vœux pour une collaboration soutenue entre les différents paliers politiques, les intervenants sociaux et les chercheurs universitaires pour s’attaquer aux sources de la délinquance, un travail qui s’échelonne sur plusieurs générations. Le Prix de Stockholm, estime-t-il, joue un rôle essentiel pour faire avancer les connaissances, les politiques et la pratique dans cet objectif.

Le porte-parole du jury, Lawrence Sherman, professeur à l’Université de Cambridge, en Angleterre, a résumé les délibérations des 11 experts qui ont choisi d’honorer un premier Canadien, déclarant qu’il était un «bâtisseur de ponts» entre la criminologie et des disciplines comme la sociologie, la psychiatrie… et l’éducation physique – une référence à la première formation de M. Tremblay. Ses travaux ont cherché l’explication de la criminalité jusqu’à l’intérieur des cellules de nos cerveaux. «Enfin, il a construit un pont entre la science expérimentale et la prévention. Il a fait plus que quiconque avant lui en criminologie pour formuler une théorie biopsychosociale du crime et faire en sorte que les politiques publiques s’en inspirent.»

Parmi les éléments déterminants des découvertes de Richard E. Tremblay, le professeur Sherman a mentionné l’établissement de l’âge auquel les comportements sont le plus violents dans la vie: ce n’est pas à 20 ans mais bien… à 3 ans. Cette information est capitale si l’on veut intervenir à la source de la délinquance. «Vos recherches ont déjà réduit la souffrance humaine liée aux crimes et elles continueront à le faire sans aucun doute», a conclu le représentant du jury qui a sillonné six continents à la recherche du lauréat 2017 de la prestigieuse récompense.

Doté d’une bourse de un million de couronnes (environ 145 000 $ CA), le Prix a été instauré en 2006 par le ministère suédois de la Justice pour souligner «les réalisations remarquables dans la recherche criminologique ou l’application des résultats de la recherche par les praticiens pour la réduction de la criminalité et la promotion des droits de l’homme». 

Lire l’article du 30 novembre 2016: Richard E. Tremblay décroche le «Nobel de la criminologie».

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http://nouvelles.umontreal.ca/article/2017/06/21/la-reine-de-suede-remet-le-prix-de-stockholm-a-richard-e.-tremblay/


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